Droit de réponse…

Quelle joie ce matin de lire mon courrier ! Je tombe sur une lettre adorable, intelligente, bien écrite.

Il y est question de la plupart des choses que j’aime : musique, poésie, transmission… et de tout ce qui habite ma réflexion par rapport à la place de l’art ou de la culture dans notre société : l’art qui peut « atténuer le sentiment de solitude », « adoucir l’expérience du deuil », la culture qui « n’est pas un privilège qui (…) serait refusé selon certains critères d’âge ou de naissance », le fait de devoir parfois se « justifier d’aimer ce que l’on aime », et enfin la nécessité de chacun à « continuer à explorer »…

La lettre est signée, mais je ne (re-)connais pas son auteur. Il n’y a pas d’adresse, ni même la mention d’une ville sur l’enveloppe. Impossible de répondre, impossible de la contacter.

Alors, si tu te reconnais, expéditrice-mystère – je te tutoie naturellement sans te connaître, c’est comme ça, mettons cela sur le compte de l’émotion – sache que ta lettre m’a profondément ému. Que tout ce que tu décris, c’est ce que j’essaie de faire dans chacune des actions que je mène avec l’équipe de la musique de Léonie. Il suffit simplement de lire la petite phrase que je glisse sous ma signature dans les courriers :

Par l’art, l’intelligence peut vaincre. Un espoir est possible.

Alors, bien sûr, en écrivant, en composant, en proposant des spectacles, je ne suis jamais bien sûr d’atteindre mon but. À te lire, je vois que parfois, oui, et cela me remplit de joie. Mais ce qui m’a honnêtement le plus touché c’est que tu aies évoqué dès le début de ton courrier mon travail sur la « fausse naïveté » pour conclure sur l’idée de joie à partager.

C’est cela. J’essaie (humblement) d’être, comme propose Verlaine :

Joyeux dans le malheur, grave dans le bonheur,
Jeune jusqu’à la mort !

(Child wife, in Aquarelles)

Tu as tout compris à ma simplicité. Merci.

(Concert du 12 avril 2011 à la Rochelle, ensemble Coup de chœur, direction Nathalie Bouré)

 

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