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J’apprends avec tristesse le décès d’Hélène Mouchard-Zay.
Alors qu’elle était élue à la Ville d’Orléans, profondément engagée dans la vie culturelle et éducative, elle a joué un rôle décisif dans l’orientation de mon travail.
En 1998, après avoir assisté à un opéra pour enfants que je montais avec le Conservatoire, elle m’a posé une question simple :
« Est-ce que cela pourrait être fait avec n’importe quel groupe d’enfants ? »
Derrière cette question, il y avait une conviction forte : aucun enfant ne doit être tenu à distance d’une ambition artistique. Ce qui compte n’est pas l’origine, mais l’élan, à condition que le projet soit clair, exigeant et réellement partagé.
Cette vision a profondément influencé mon parcours. Elle a contribué à inscrire durablement la transmission au cœur de mon travail, dans les écoles comme dans les conservatoires, et plus largement à travers les actions menées depuis vingt ans.
Son regard était à la fois bienveillant et structurant. Elle savait que la culture n’est pas un supplément, mais une responsabilité collective.
Je lui dois beaucoup.
Nous sommes nombreux à lui devoir beaucoup.
Merci Hélène.
Je partage ici la captation de la création, à Saint-Jean-de-Braye (Loiret) de l’opéra que Gaël Lépingle et moi avions écrit sur l’action et la vie de Jean Zay. Je sais qu’Hélène adorait la chanson finale des “Petits saules”. Elle me disait pleurer à chaque écoute. Aujourd’hui, c’est moi qui pleure…



